Solitudine
C'est peut-être le prix à payer pour les bons choix.
Je savais que ça arriverait... Pourquoi aurais-je laissé traîner si longtemps, si j'avais pensé que ça allait être facile ?
Je passe les nuits seule dans mon van et quand je ne travaille pas,
j'attends. Je tue le temps car je n'ai pas beaucoup d'autres possibilités.
L'argent s'en est allé en fumée, c'était mes choix,
Je ne regrette pas.
J'avais déjà fait face à la solitude après la rupture avec celui que je croyais être le bon
Je savais ce qui m'attendait, au détour de cette dernière longue relation.
Je savais que ça finirait, j'ai fait l'autruche pour repousser la douleur...
Et puis j'y tenais... Bien sûr, j'y tenais... Bien sûr, j'y tiens encore.
L'amour ne serait pas l'amour s'il disparaissait si aisément.
Et je l'ai laissé sur le trottoir du bout du monde... Je l'ai laissé,
les deux coeurs étaient brisés.
Pas de 120° chance... Non, plus de chance. Fais tes preuves ou oublie moi...
Le maître charmeur a choisi l'oubli.
Je fais face à cette solitude profonde comme un gouffre sous un soleil de plomb.
Et les jours passent sans que je n'avance. Je suis prête à m'envoler mais j'ai encore à ronger mes chaînes.
Les coups de bec d'une hirondelle ne feront pas le printemps, cette année...
Avancer, coûte que coûte.
J'ai pris d'autres visages pour essayer. Mais je ne suis pas une fille d'un soir,
même ici, sans étiquette, ce n'est pas moi.
J'ai joué à vos jeux, j'ai bu du goon, j'ai inspiré vos fumées
J'ai embrassé... pour jouer...
Même pas triché.
J'ai été malade dans une petite ruelle avec des rats
et j'ai partagé des nuits sans ôter mes vêtements.
Je suis fidèle à moi même.
Et je retrouve ma plus fidèle compagne
elle me faisait signe depuis un moment.
Maintenant, je la traîne dans mon van, je l'écoute dans mon ipod
et je la regarde quand je croise des miroirs.
Mais peu importe le temps passe.
Je sais que les rencontres se font et se défont.
Tellement de possibilités...
Et je rencontre des gens qui renforcent mes pensées
J'aime les rencontres éclairs,
trop fortuites pour êtres gratuites
trop gratuites pour être néfastes.
Je n'aime pas les mensonges, je n'aime pas les filles comme toi
Je n'aime pas partir sans rien dire. Je suis désolée de l'avoir fait.
J'aime la gentillesse des gens qui ne peuvent rester en face d'un être humain en larmes,
j'aime les gestes, les mains tendues qui aident plus que n'importe quoi d'autre...
J'ai aimé vous prendre dans mes bras et l'affection...
Je me trompe encore sur les gens puisque j'ai peur.
Mais parfois, les erreurs me sont agréables.
Je suis trop exigeante, impatiente. Il faut du temps pour m'apprécier...
Je suis d'une génération à la recherche d'un prince marrant.
Et je suis seule.
Laissé partir, le bourreau des coeurs,
dit adieu à celui que j'aimais
puisqu'il n'était pas fidèle...
il était bon, il aurait pu... Original.
Il faut laisser la place quand les choses ne sont pas possibles...
Mais je suis triste de ne pas avoir été assez pour qu'il me choisisse... pour de bon.
Un de plus.
On aime toujours plus ceux qui nous jette,
putain de transfert, putain d'images en nous...
Tout ce qu'on ne contrôle pas.
Je n'essaie même plus de faire des rimes.
Surprise d'avoir des nouvelles de gens qui m'ont aimée
Surprise d'être jetée par d'autres que j'aimais.
Surprise par des amis qui font du bien,
surtout quand ce ne sont pas ceux auxquels on s'attend.
Se tenir au goût du jour... Sentir qu'on compte. Merci.
Je ne mets pas souvent les noms ici,
j'aime l'ambiguïté et puis je ne voudrais pas qu'on porte plainte
;)mais je suis fatiguée de l'autre côté
épuisée de voler en solo.
Ca ne fait rien, c'est temporaire, je me relèverai.
C'est ici que je crie que je me sens seule
sur le blog du voyage... la famille s'inquièterait.
Il ne faut pas les affoler.
Je relis les mails et les sms de mon monde.
Ici, dans un van, dans une petite ferme à la campagne, loin de tout,
je m'accroche à ces branches pour me rappeler que je suis seule
mais que des gens sont là, ils sont juste en train de dormir quand je me sens mal.
Et un peu trop loin pour me prendre dans leurs bras.
J'ai envie d'une grande fête, j'ai envie de tous vous revoir.
Parce que ma vie n'est pas comme ici,
les gens qui comptent sont parfois des gens que je n'ai vu que deux ou trois fois.
Ces gens qui font partie de mon univers,
ceux auxquels je me raccroche et ceux auxquels je pense d'ici...
Bien sûr, je me sens seule, bien sûr, c'est vraiment dur.
Mais ça en vaut la peine.
Et puis parfois, j'ai un mail ou un sms inattendu
et je réalise que même si je suis loin de vos yeux
je reste encore dans vos coeurs... et ça me fait du bien
La solitude est si profonde...
Et d'ici, pas de Meetic,
pas de sortie dans ma ville, Lyon,
Pas de sortie en vrac, pas de vodka avec une amie
pas de soirée régulière avec mes autres amies,
pas de repas de famille
pas de chat pour ronronner ou venir me voir quand je chiale comme un bébé
pas de télé pour noyer un quotidien
pas moyen de ne pas être seule.
Alors je prends le van et roule au coucher du soleil
ou je marche le long des rangées de pommiers. Je m'assois sur le tracteur
et je fais quelques photos ratées.
Je sais que tout est temporaire
mais si vous saviez combien vous me manquez...